L'interprète de «Neuilly sa mère» se confie

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© Alliance Presse

Samy Seghir est l'interprète principal du film «Neuilly sa mère», une comédie bien française avec deux mondes qui se croisent et s’apprivoisent: celui des cités et celui des quartiers riches. Just 4U a rencontré le jeune acteur de quinze ans.

Tu as quinze ans et déjà deux bons films à ton actif. Qu’es-ce que ca implique comme changement dans ta vie?
Pour le moment, rien. Je continue mes études. H’habite toujours au même endroit. C’est juste qu’il y a des gens dans la rue qui me reconnaissent, mais pas tout le monde

Dans le film, toi et ton personnage êtes algériens, avez le même âge, le même prénom: est-ce vraiment un rôle?
Djamel Bensalah à écrit ce film en s’inspirant de moi et de Jeremy [Jeremy Denisty qui joue Charles, le cousin de Samy ndlr] donc, oui, il y a beaucoup de ressemblance. Mais après, moi, par exemple j’aime beaucoup Zidane et je n’aime pas forcément que les blondes.

Dans le film, il est question de Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises et rarement en bien. Y a-t-il un message?
Non, pas du tout. Je suis le fils caché de Monsieur Sarkozy (rires)! En réalité, il n’y a aucun message; ce film n’a pas pour but de transmettre une opinion politique, mais de rassembler des valeurs. Samy a des préjugés négatifs sur les riches et Charles à des préjugés négatifs sur les gens de la cité. Les deux vont devoir faire un pas vers le milieu de l’autr, et il y a du bon partout.

La vie en banlieue ou dans la cité, ça craint?
J’habite en banlieue, donc oui, je connais bien. Mais c’est pas toujours aussi grave qu’on le dit. Et puis, j’ai un entourage très bien qui veille sur moi.

Au début du film, on voit Samy qui raconte la vie dans la cité, puis rêve de partir pour, entre autres, rencontrer la blonde de son cœur. Faut-il avoir un rêve ou un but précis pour s’en sortir?
Il faut avoir un but, il faut avoir des rêves sinon la vie est triste.

Ton personnage évite le porc, en raison de sa religion, puis va se confesser dans une église catholique. Bizarre, non?
La directrice lui dit de faire un effort d’intégration. C’est par naïveté qu’il y va.

En matière d’espoir, es-ce que Dieu à une place dans ta vie? Qu’aimerais-tu dire aux gens qui n’ont plus d’espoir?
Oui, Dieu a une place importante dans ma vie. Après, je pense que chacun doit trouver sa voix et doit suivre de vraies valeurs dans sa religion.

C’est quoi la suite pour toi?
Pour moi, il n'y a pas de suite immédiatement dans le cinéma. Je vais finir mes études, continuer ma vie normale et puis après, on verra bien. Je ne sais pas encore.

Interview signée Juan Millan © Alliance Presse - toute reproduction interdite

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