Des clés pour parler de Jésus avec ton ami musulman

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Le cas de Jésus

Dans le Coran, Jésus est reconnu comme étant un prophète sans péché et doté de pouvoirs surnaturels. Par contre, les musulmans le considèrent comme un homme seulement. «Alors que la divinité de Jésus est perçue par les chrétiens comme le point culminant de la révélation biblique, les musulmans rejettent catégoriquement cette conception en la considérant comme l’une des plus graves atteintes à l’unicité de Dieu», explique Jamil Chabouh dans L’islam en (20) questions (éd. Mennonites). Et de poursuivre en précisant que «pour les musulmans, Dieu est si grand qu’il est inconcevable qu’il puisse s’incarner dans un homme, qu’il puisse s’abaisser pour sauver l’humanité.»
Dans le livre Jésus dans le Coran et dans la Bible, quelle différence? (éd. Farel), Karim Arezki rappelle que dans les Evangiles, Jésus est pleinement Dieu et pleinement homme. «Il est le seul à réunir ces deux natures, c’est pourquoi il est le seul médiateur entre Dieu et les hommes.»

Tu aimerais parler de Jésus à tes potes musulmans mais tu ne sais pas trop comment t’y prendre? Spécialiste du sujet, André Wenk te propose quelques clés.

Animateur au Groupe de travail sur l’islam du Réseau évangélique (GTI), André Wenk souligne que dialoguer avec un musulman n’est pas vraiment très différent d’une rencontre avec un bouddhiste, un hindou, un juif ou un athée. A ceci près que le Coran fait largement mention de Jésus (voir encadré). André Wenk propose un conseil en trois mots pour présenter l’Evangile à un musulman: aimer, respecter et comprendre. «L’amour doit être authentique. C’est une marque du chrétien», explique-t-il. «Il faut avant tout considérer les musulmans comme des hommes et des femmes que Dieu aime et que nous sommes appelés à aimer à notre tour», confirme Jamil Chabouh dans L’islam en (20) questions (éd. Mennonites).

Ecoute et patience
André Wenk estime par ailleurs qu’il faut «respecter les différences et ne pas juger trop vite, ni attaquer des croyances ou des pratiques qui nous semblent bizarres». Enfin, il juge important de comprendre comment réfléchit un musulman, ce qui le préoccupe, ce qui a forgé sa manière de penser et de vivre sa foi. «Il faut donc s’exercer à l’écoute, laisser tomber la peur et les préjugés. Et surtout, être patient, ne pas aller plus vite que l’œuvre de l’Esprit dans une personne», dit-il.

La Bible aide à mieux témoigner
André Wenk conseille également de se plonger dans la Bible pour étudier les rencontres de Jésus et des apôtres, à l’image de Jésus et la Samaritaine (Jean 4), Jésus et les disciples (Luc 24), Philippe et l’eunuque (Actes 8) ou Pierre et Corneille (Actes 10 et 11). «Ces récits nous donnent des clés précieuses pour nos contacts», relève le spécialiste. Jésus et ses disciples cheminent avec ceux qui s’ouvrent aux messages, posent des questions et prennent le temps d’écouter. Et puis, Jésus est unique: «Le fondateur de l’islam (Mahomet) repose dans une tombe, Jésus par contre est monté au ciel. Il n’est pas dans un tombeau, il est vivant et il a même ressuscité des morts.»

Au-delà de ça, André Wenk note qu’il est toujours bon de donner son témoignage, de dire comment était notre vie sans Jésus et comment nous avons été transformé par son Esprit. Sans oublier le principal: prier et compter sur l’aide de Dieu.

Par Michael Bassin, michael@just4u.org

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