La mort le guette mais il a trouvé la vie

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Jean-Jacques Cheloudtchenko n'avait plus que quatre ans à vivre, mais Dieu en a décidé autrement. Atteint d'un cancer de la moelle osseuse, il continue à partager l'Evangile autour de lui depuis le jour où il a connu la grâce de Dieu.

«J'ai un cancer depuis trente ans et ce cancer a transformé ma vie.» Le pasteur Jean-Jacques Cheloudtchenko doit subir six heures de perfusion toutes les deux semaines. Il n’hésite pas à entamer ainsi des discussions avec d’autres patients soumis au même traitement, ou avec des médecins, employés, vendeurs, toute personne avec qui il a l’occasion d’échanger.

Quel sens a ma vie?
Pourtant élevé dans les traditions russes orthodoxes de sa famille, Jean-Jacques Cheloudtchenko n’avait jamais creusé les questions spirituelles au-delà de quelques réponses évasives reçues à l’adolescence. Devenu ingénieur dans une multinationale, il s’y est «investi à fond» d’abord à Paris, puis à Amsterdam.
Un jour, alors âgé de 30 ans, il fait des analyses de sang en raison d’une fatigue profonde. Le verdict est sans appel: cancer de la moelle osseuse. Le pronostic: il ne lui reste plus que trois à quatre ans de vie. «J’ai beaucoup pleuré.» A l’inévitable réaction «qu’est-ce que j’ai fait pour que cela m’arrive, c’est injuste», s’ajoutent les questions existentielles: «Quel est le sens de la vie et de ma vie? Où vais-je? »

Plongeon dans la Bible
Quatre ans après ce diagnostic, un jour à Paris, un certain Frédéric se présente spontanément à Jean-Jacques Cheloudtchenko: «Je suis un chrétien né de nouveau.» Jean-Jacques Cheloudtchenko n’avait jamais rien entendu de tel! «J’ai rencontré Jésus personnellement.» Encore mieux. «J’ai lu la Bible, je me suis repenti de mes péchés, Dieu m’a sauvé et m’a complètement transformé.» Frédéric ajoute: «Je vois que tu as des questions. Ouvre la Bible et tu trouveras les réponses.»
Pris de court, il accepte néanmoins de s’attabler avec Frédéric pour étudier la Bible. «Durant quatre heures, nous avons regardé ensemble ce que Dieu dit sur divers sujets comme la maladie, les guérisons, la paix, le pardon, le péché, le salut, etc.»

La grâce qui transforme
Il va de découverte en découverte: «J’ai compris que j’avais enfreint les commandements de Dieu», se souvient-il. Il prend conscience qu’il a menti, volé, déshonoré ses parents, commis l’adultère en pensées et en actes, et a convoité des choses ne lui appartenant pas. Il est alors consterné quand Dieu déclare: «Le salaire du péché, c’est la mort» (Rom. 6, 23).
Cette découverte du jugement de Dieu pourrait être source de désespoir mais Jean-Jacques Cheloudtchenko réalise que Jésus a pris à son compte ses péchés lorsqu’il est mort sur la croix. Ainsi, il comprend que Jésus peut être non seulement «le» Sauveur mais «son» Sauveur. «Je me suis adressé directement à Dieu pour lui demander pardon. J’ai compris qu’on ne devenait chrétien que par ce moyen-là, non pas par la naissance ou par un quelconque baptême.» «Immédiatement, j’ai su que Dieu m’avait pardonné», confie-t-il. Ainsi, le jour de son trente-quatrième anniversaire, tout sentiment de culpabilité disparaît instantanément. Décidé à vivre pour Dieu durant le temps qu’il lui reste, il se met à témoigner de son expérience à tous ceux qui veulent bien l’entendre et se forme ensuite pour devenir pasteur.

L'espoir malgré la maladie
C'est à ce moment-là que la maladie commence sérieusement à se manifester. Entre 2008 et 2011, Jean-Jacques Cheloudtchenko reçoit de nombreux traitements de chimiothérapie et transfusions. Il est atteint de pneumonies à répétition. «A deux reprises, je ne savais pas si j’allais me réveiller le lendemain», se souvient-il. Reprenant les paroles de Christ dans le jardin de Gethsémané, il s’écrie: «Père, toutes choses te sont possibles! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux» (Mc. 14, 36). «Par la grâce de Dieu, j’ai vécu une rémission étonnante de 2011 à 2017.» Mais actuellement, une rechute donne lieu à de nouveaux traitements.
Alors qu’en 1989, les médecins lui donnaient quatre ans à vivre, Jean-Jacques Cheloudtchenko est aujourd'hui encore pasteur d’une Eglise au Pays basque. Durant ses multiples contacts, il affirme: «Je n’ai pas une autre ou une meilleure religion. J’ai une relation directe et personnelle avec Dieu.» Et il n’a de cesse de rappeler à tous ceux qu’il croise qu’ils peuvent également bénéficier de cette relation personnelle. Il suffit de s’adresser à Dieu par Jésus-Christ seul!

Rachel Gamper

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