Il était une foi… La puissance de la prière des sœurs Smith

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A l’automne 1949, sur leur petite île écossaise de Lewis, dans l’archipel des Hébrides, les sœurs Smith se mettent à prier pour leur communauté. Peggy, 84 ans, a perdu la vue et Christine, 82 ans, souffre trop d’arthrose pour pouvoir encore se déplacer. Elles transforment donc leur demeure en maison de prière. Deux fois par semaine, elles veillent de 22h à 4h, demandant notamment à Dieu que les jeunes retrouvent le chemin de la foi et que l’assemblée du village redevienne aussi dynamique qu’autrefois.
Pendant ces mois d’intercession, Peggy entend Dieu lui annoncer qu’il va «répandre des eaux sur le sol altéré et des ruisseaux sur la terre desséchée» (Es. 44, 3).

S’appuyant sur cette promesse, elle interpelle son pasteur et les diacres de l’église. Les deux sœurs entraînent ainsi à leur suite un groupe d’hommes qui se réunissent régulièrement dans une grange pour appeler la bénédiction du Seigneur sur l’île. Mais, par une révélation des versets 3 à 5 du Psaume 24, celui-ci fait comprendre à ces intercesseurs qu’ils doivent eux-mêmes présenter un cœur pur et lever des mains propres pour que se déverse sa puissance divine.

Après un temps de repentance, le groupe invite le célèbre évangéliste de l’époque Duncan Campbell qui refuse dans un premier temps. Mais, sur l’insistance de tous ces combattants de prière, il consent à venir pour quelques semaines. Toutes les nuits, mois après mois, il organise quatre réunions d’évangélisation. Les salles sont pleines, le public nombreux. Les pubs se vident, les pécheurs se repentent. Le réveil dure deux ans. Le combat spirituel des sœurs Smith n’a pas été vain, l’Eglise de Lewis a retrouvé son importance passée.

Michel Beghin

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