Il était une foi… Le chant au lieu de la plainte

image: Il était une foi… Le chant au lieu de la plainte
© iStockphoto
En pays musulman, Aïcha, 24 ans, vient de perdre son mari. Mahmoud tenait une petite boutique devant une clinique gérée par une organisation chrétienne étrangère. Il ne cessait d’accuser le personnel pourtant attentionné envers les patients, quelles que soient leurs croyances. Puis Mahmoud a été atteint d’un cancer. Ses amis, craignant une contagion, se sont éloignés de lui. La boutique périclitait quand les employés de la clinique ont alors décidé de la fréquenter. Ils achetaient et passaient du temps à discuter avec Mahmoud. Ils disaient même qu’ils priaient pour lui. Petit à petit, cet amour a attendri le cœur du commerçant qui est même allé se faire soigner à la clinique. Avant de s’éteindre, il a confié son destin à Jésus.

La compassion de ces «infidèles» que son mari maudissait autrefois a aussi touché Aïcha. Convertie au christianisme, elle s’est mise à témoigner de sa foi, ce qui lui a valu des ennuis. Elle a été emprisonnée dans la cave ténébreuse du commissariat. Rats et araignées l’environnaient. Elle n’en pouvait plus et au moment où elle aurait voulu crier, sa bouche n’exprimait pas de plainte: c’est un cantique de louange qui en est sorti mystérieusement. Surprise elle-même, Aïcha a ressenti avec certitude que Dieu se tenait près d’elle. La louange n’en était que plus forte!

Plus tard, dans la nuit, le chef de la police l’a aidée à sortir du sous-sol avant de la conduire à la maison. Celui-ci lui annonce qu’il l’amènera chez lui dans trois jours: «Ma femme et mes filles ont peur de tout, vous leur expliquerez alors pourquoi vous, rien ne vous effraie et je veux que nous puissions tous écouter ce beau chant que vous venez de chanter!»

Michel Beghin

Je m'abonne à Just 4U | Achat au N° | Autres articles de ce N°