Des suites des gilets jaunes

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Les chrétiens sont invités à faire part de leurs opinions au cours du grand débat lancé mi-janvier. Perspectives.

Alors que la France peine à sortir de la crise des gilets jaunes qui s’éternise, le président Emmanuel Macron a tenté d’y mettre un terme en lançant mi-janvier le Grand débat national. Un débat qui, selon certains opposants, ressemble à une campagne électorale déguisée pour reconquérir le cœur des Français en vue des élections européennes de mai prochain. Néanmoins les chrétiens peuvent avoir un rôle à jouer.

Les chrétiens appelés à s’exprimer
Ainsi, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) encourage ses membres à faire entendre leurs voix, tout en écoutant les autres opinions, lors des débats qui sont organisés partout en France. Dans un communiqué, il invite les citoyens à proposer également leurs sujets sur la plateforme en ligne initiée par le gouvernement, les exhortant à accompagner leurs écrits de grâce.
Le pasteur Thierry Le Gall, directeur du service pastoral du CNEF auprès des Parlementaires assure dans l’édito de sa dernière lettre de nouvelles, que les «chrétiens évangéliques qui le souhaitent ont toute leur place dans ces lieux d’échanges et de débats destinés à faire émerger de nouveaux modèles pour notre société en souffrance». Et d’appuyer son appel sur ces versets: «Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve» (Es. 1, 17); «Ouvre ta bouche, juge avec justice et défends le malheureux et l’indigent» (Prov. 31, 9) ou encore: «Et le roi leur répondra: Vraiment, je vous l’assure: chaque fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi-même que vous l’avez fait» (Mat. 25, 40).

La bioéthique au centre des débats
Dès le début du Grand débat, le président Emmanuel Macron a été interpellé à plusieurs reprises. Franck Meyer, maire UDI de Sotteville-sous-le-Val, président du Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH) et porte-parole du collectif des Maires pour l’enfance, a notamment abordé les questions de bioéthique. Il a ainsi affirmé que les Français «ont dit qu’ils ne souhaitent pas la marchandisation du corps humain, ni la modification des règles de l’assistance médicale à la procréation (PMA)».
Le président avait répondu que le Comité consultatif d’éthique a rendu un avis favorable sur la PMA, mais pas «sur la marchandisation du corps» évoquant ainsi la GPA.

Jusqu’au 15 mars
Les propositions des chrétiens s’étendent aussi aux questions de solidarité et de justice sociale. L’association d’inspiration chrétienne la Cimade, par exemple, qui prône la solidarité active, le soutien politique aux migrants, aux réfugiés et aux déplacés, aux demandeurs d’asile et aux étrangers en situation irrégulière, a fait connaître ses cinq propositions majeures pour une politique migratoire différente, dont la suppression de toutes formes d’enfermement spécifiques aux personnes étrangères.
Les chrétiens qui souhaitent s’impliquer, contribuer à la consultation nationale et participer à l’un des 6000 débats répartis sur l’ensemble du territoire ont jusqu’au 15 mars pour le faire.

David Métreau

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