1989: année marquée par la grâce de Dieu

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Michèle et Daniel pensaient ne jamais devenir parents, mais Dieu en a décidé autrement. Leur fils Yohan est arrivé il y a trente ans cette année, un miracle que les médecins ne peuvent expliquer.

«L’année 1989 a marqué un tournant. Tout particulièrement le 11 janvier, qui a été le plus beau jour de nos vies, pour mon mari et moi», se remémore trente ans plus tard la genevoise Michèle. «Ce jour-là est né notre fils Yohan (Dieu a fait grâce). Certains diraient qu’il n’y a rien d’exceptionnel. Tout le monde est ému par la naissance de son premier enfant. Mais pour nous, c’était différent.»

Malgré l’impossibilité, ils prient
Daniel et Michèle s’étaient fait une raison: ils ne pourraient pas avoir d’enfants. A l’âge de 21 ans, Daniel s’est vu diagnostiquer une tumeur sur l’hypophyse. Celle-ci compressait le nerf optique. Les chirurgiens ont alors ôté l’hypophyse, la glande «chef d’orchestre» de toutes les autres et les médecins ont prescrit à Daniel des substituts à vie pour faire fonctionner ces glandes. De plus, ils lui ont annoncé qu’il ne pourrait jamais avoir d’enfant.
Quand Daniel rencontre Michèle et qu’ils commencent à se fréquenter, c’est la première chose qu’il lui confie: leur couple, si l’engagement se concrétisait, ne connaîtrait pas la joie d’être parent. «Je savais que c’était le mari que Dieu m’avait choisi et qu’il me donnerait la force d’assumer ce manque», déclare Michèle. Après le mariage, le couple, chrétien convaincu, continue malgré tout à prier pour un miracle et demande à son Eglise du soutien pour cela.

Dieu a le dernier mot
Au retour d’une courte mission humanitaire en Roumanie, Michèle se rend chez le gynécologue pour un contrôle médical de routine. Quelle surprise de découvrir qu’elle est enceinte d’un mois! Pourtant, son mari n’est pas guéri. Le couple a du mal à y croire. L’endocrinologue refait alors des examens et leur dit: «Vous appelez ça un miracle et nous, nous plaçons cela dans les statistiques que la médecine ne peut expliquer.»
Avant la naissance de l’enfant, sans même savoir si ce serait un garçon ou une fille, Michèle cherche des prénoms et leur signification dans un dictionnaire biblique. La future maman tombe sur le prénom «Jean», «Yohanan», qui signifie «Dieu a fait grâce». «A ce moment-là, j’ai été visitée de la tête aux pieds et c’est comme si Dieu me disait: “Ce sera un garçon et tu l’appelleras Yohan”», témoigne celle qui est aujourd’hui jeune grand-mère.

Comme Anne dans la Bible
A l’image d’Anne, la mère de Samuel dans la Bible, qui avait tant supplié l’Eternel d’avoir un enfant et avait été exaucée, Michèle prie pour que le bébé à naître ait une vie consacrée à Dieu. Dès la naissance, le nourrisson Yohan est le portrait craché de son père, ce qui fait taire les mauvaises langues et les indélicats. La maman décide d’arrêter son travail pour se consacrer à son fils, ce qui est alors un sacrifice financier. «Au travers des amis, de la famille et parfois de manière totalement inattendue, Dieu a pourvu. Nous n’avons manqué de rien», se réjouit Michèle.
D’avoir assisté à un miracle -en plus de sa rencontre avec Jésus quelques années avant son mariage - renforce la foi de la jeune maman. Son fils l’accompagne dans les réunions de l’Eglise.
S’ensuivent pour la petite famille des années difficiles. Yohan est dissipé à l’école, parfois turbulent, ce qui inquiète ses parents qui prient pour lui. «Cela nous a poussés à avoir une relation encore plus intime avec Dieu, par la prière. Nous avons persévéré pour qu’il se convertisse. La foi a toujours été notre appui», déclare Michèle. L’enfant grandit et devient adolescent. Il fait face à ses propres choix, dont celui à quatorze ans de quitter l’Eglise. Les parents continuent de prier. «Un jour j’ai eu l’impression que le Seigneur me demandait: “N’essaie plus de lui parler de moi, mais parle-moi de lui.”»

Yohan se convertit
Yohan se convertit finalement à l’âge de vingt ans. Quelques temps plus tard, son amie décide à son tour de suivre Jésus. Le jeune couple se marie l’année suivante et part suivre des études en théologie dans une école biblique au Canada pendant trois ans.
«Maintenant ils sont les heureux parents d’une fille de six mois», jubile la grand-mère ravie. «C’est extraordinaire de voir une nouvelle génération arriver alors que sans un miracle, la génération précédente ne serait pas. Notre fils est une grâce imméritée; puisse Dieu l’utiliser!»

David Métreau

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