Passionné, il est à l’origine d’Alliance Presse

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Lucien Vouillamoz est aujourd’hui plus connu par l’industrie horlogère pour l’invention de la montre HYT que par les milieux évangéliques pour le lancement de «L’Avènement», premier média de ce qui allait ensuite devenir Alliance Presse. Entretien.

Quel a été votre premier contact avec la foi?
J’ai entendu parler de la foi par mes parents catholiques. Enfant, j’ai donc servi à la messe. En grandissant, j’ai fait le constat de la schizophrénie entre la vie de mes parents et la foi. Et j’ai tout naturellement rejeté la foi au début de l’adolescence. J’ai néanmoins continué à rechercher la vérité et un sens à la vie, notamment dans l’hindouisme, qui était à la mode. Ensuite, lors de mes études d’ingénieur, j’ai opté pour l’agnosticisme, par confort.

Comment êtes-vous devenu chrétien?
Je suis le fruit d’un réveil qui s’est produit à Genève dans les années 70. J’ai été amené à la foi par des amis, Martine Felix et son frère en particulier. J’avais reçu un Nouveau Testament. Je l’ai ouvert et j’ai découvert la foi. Cela a attesté de la vérité du Christ venu parmi nous, mort à la croix et ressuscité. J’ai compris que la résurrection des morts est possible. J’ai reçu une joie et un bonheur profonds. Bien sûr, en miroir, j’ai compris la réalité du péché. Et il m’a fallu encore plusieurs mois avant que, le 1er janvier 1974, je ne donne ma vie à Jésus sur la rade de Genève. Le changement a été radical. Je parlais de Dieu à tout va. Et je n’avais plus qu’une envie, le servir.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans le ministère?
J’ai terminé ma formation d’ingénieur avec succès, mais sans réelle motivation. A l’époque, j’ai eu le privilège d’être coaché par un chrétien âgé, Paul Zbinden, qui m’a partagé une vision qu’il avait pour moi. Un jour, il m’a dit de rester attaché à Christ, pas à des hommes. C’était l’époque de Cravanzola et consorts. J’étais attiré par une vie radicale. C’est finalement dans un institut biblique lancé par L’Appel de Minuit à Montevideo (Uruguay) que nous nous sommes formés avec mon épouse Sabine.

Comment vous êtes-vous intéressé aux médias?
J’ai vécu six ans en Amérique du Sud. J’y ai lancé des programmes d’évangélisation de l’Appel de Minuit par la radio. Pour faire court, je suis rentré en Suisse pour reprendre la responsabilité de quatre revues de l’œuvre. En désaccord avec Wim Malgo, nous nous sommes séparés et, avec son accord, j’ai pu lancer L’Avènement, en utilisant les adresses de L’Appel de Minuit.

Aujourd’hui devenu homme d’affaires, votre appel a-t-il disparu?Il demeure entier. Quand je me suis mis à mon compte en 1993, c’était aussi pour faire face à mes obligations financières en tant que père de famille de quatre enfants. Mes activités actuelles me permettent toutefois de parler de la foi, mais de façon moins directe.

Si vous aviez une question à poser à Dieu, quelle serait-elle?
Je vis confortablement avec des questions ouvertes. Je n’ai pas forcément de questions, mais je me réjouis de voir, non plus à travers un miroir, mais face à face.

Propos recueillis par Christian Willi

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