La Parole de Dieu pour seul repère

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Fonctionnaire de la Police Nationale, Alain Fink a trouvé en Dieu la force de rester en vie et d’être ferme dans ses choix. Malgré une enfance traumatisée, c’est l’amour et l’Evangile qui lui ont permis de donner un sens à sa vie.

«Qui es-tu, toi, pour t’enlever ta vie? Elle ne t’appartient pas.» Agé de quatorze ans, Alain Fink avait de nouveau cherché à mettre fin à ses jours. Mais cette fois-ci, il est retenu par cette pensée soudaine: oui, qui était-il pour s’ôter la vie?
Alain Fink n’a pas été «gâté». Alors qu’il n’a que six ans, son père invalide de guerre cherche à le tuer, ainsi que ses sœurs, avec une hache. Sa mère, très choquée, est internée. Les quatre enfants sont alors placés dans un orphelinat puis dans une famille d’accueil. Dans les deux cas, les conditions de vie sont déplorables. Dans ce contexte, comment cette pensée «ta vie ne t’appartient pas» lui est-elle venue? Alain Fink se l’explique par la Bible illustrée pour enfants, reçue à l’âge de neuf ans, qu’il avait lue et relue. Avec le recul, il est convaincu que «la Parole de Dieu est vivante et efficace» (Héb. 4, 12).

Un CRS à la recherche du Dieu de la Bible
Quelques péripéties plus tard, Alain Fink devient fonctionnaire de la Police Nationale française et intègre une Compagnie républicaine de sécurité (CRS). Émerveillé par la création, il est convaincu que Dieu est bien réel, et que comme il le comprendra plus tard «Dieu a mis dans mon cœur le désir de le chercher.» Sa femme Angeline commence à enseigner le catéchisme et lui étudie la Bible dans la pièce attenante. Mais «ce qu’elle disait n’était pas toujours conforme à ce que je lisais», confie-t-il. Le couple poursuit les recherches, chacun s’inscrivant à des cours bibliques par correspondance différents, à des fins de comparaison.
Alain et Angeline Fink adhèrent à une communauté, puis une autre, puis une troisième. Dépités, ils visitent une ultime Eglise: «On a décidé de faire abstraction de toute musique et ambiance éventuelles pour nous concentrer sur ce qui était dit et savoir si la Parole de Dieu était vraiment prêchée», explique-t-il. Satisfaits sur ce point, le jeune sexagénaire et sa femme y sont actuellement encore très engagés.

Délégué syndical et croyant?
La Bible est aussi la boussole d’Alain Fink dans son métier. En effet, en 1998 il se retrouve délégué syndical et représentant du personnel au sein d’une CRS. Et là, il découvre peu à peu les rouages du milieu, l’omniprésence des francs-maçons, etc.
Les affaires se corsent lorsqu’on lui impose de signer un procès-verbal d’une réunion dont certaines informations sont «erronées». Il refuse. On le menace. Et un soir, il crie à Dieu. Pour toute réponse, il découvre ce verset: «Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche» (Apoc. 3, 16). Il pleure amèrement, mais il comprend qu’il doit rester fidèle et juste.

Gradé contre toute attente!
A la surprise générale, à deux reprises en l’espace de six mois, le Journal Officiel publie qu’il est nommé à un grade supérieur. Personne n’y comprend rien. Face à ses collègues interloqués, il répond: «Vous avez vos relations, mais moi je connais celui qui est plus grand que tout!»
Bien sûr, les difficultés ne s’arrêtent pas là, et sa foi pose problème à plus d’un. Mais durant sa fonction, Alain Fink reçoit des collègues dans sa chambre, où ils prient et lisent la Bible; l’un d’entre eux se fera même baptiser. Ayant pris sa retraite, Alain Fink suit trois années de formation biblique dans un institut. Plusieurs de ses anciens collègues viendront d’ailleurs assister à la remise de diplôme en 2018.

Transformé par la Parole
Alain et Angeline Fink, bien qu’«humanistes avec beaucoup d’amour pour leurs prochains», comprennent en 2005 qu’ils doivent se repentir de leurs péchés devant Dieu. Ils se font baptiser l’année suivante. Et tout comme un policier étudie à la fois le Code Pénal pour savoir quoi réprimer mais aussi le Code de Procédure Pénale pour savoir comment l’appliquer, Alain Fink est convaincu qu’il ne s’agit pas simplement d’étudier la Bible, mais aussi de la mettre en pratique: «Tout ce qui n’y est pas conforme dans ma vie, je peux le corriger par celui qui me fortifie», assure-t-il. Par exemple, lorsqu’il découvre le commandement «honore ton père et ta mère», il cherchera et retrouvera ses parents, et s’en occupera jusqu’à leurs décès.

Rachel Gamper

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