Mes faiblesses ont été ma plus grande force

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Thierry Mœhr forme avec son épouse Marianne le couple pastoral principal de la plus grande Eglise évangélique de Suisse romande, l’Eglise C3 à Lausanne, une Eglise fréquentée par plus de mille personnes. Entretien.

Quel a été votre premier contact avec la foi chrétienne?
J’ai eu le privilège d’être né dans une famille engagée dans la foi. J’ai coutume de dire que j’ai été à l’Eglise dès neuf mois avant ma naissance.
A l’âge de seize ans, j’ai décidé de me faire baptiser, une suite logique à la foi que mes parents m’ont transmise. A cette époque, j’ai éprouvé le besoin de franchir un pas de plus.

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir pasteur?
Cela a été un long processus, pas une révélation. Après un apprentissage d’employé de commerce dans le secteur bancaire et quelques années de travail dans la branche, ma femme et moi sommes partis dans une école biblique pour un cursus de deux ans. Notre motivation n’était pas de devenir pasteurs, mais d’approfondir notre foi.
A notre retour en Suisse, nous avons effectué un stage pastoral de deux ans. Celui-ci a suscité doutes et questions sur nos capacités à devenir un couple pastoral. Nous sommes ensuite retournés une année à l’école biblique. Et c’est à la fin de cette période, que nous avons été convaincus de servir dans l’Eglise actuelle. Au total, il m’aura fallu dix ans pour que je me sente à ma place comme pasteur.

Qu’avez-vous appris sur Dieu en tant que pasteur?
Ce qui me surprend le plus sur Dieu, c’est son amour pour les gens. Ce dernier est tellement plus grand que ce que l’on imagine. Il se réalise dans la puissance de rédemption de Dieu. Dieu rachète des vies catastrophiques et les restaure, pas juste sur le plan spirituel, mais dans la vie de tous les jours. Dieu rachète les erreurs, les échecs, les chagrins. Nous l’avons vu à de nombreuses reprises.

Qu’est-ce qu’on se dit lorsqu’on est pasteur de la plus grande Eglise chrétienne de Suisse romande?
Je n’aime pas trop le terme de la plus grande Eglise. En effet, la plus grande Eglise demeure malheureusement celle de l’ennemi. Ceci dit, on se dit que Dieu choisit les choses faibles pour confondre les grandes. Je n’ai jamais été un leader à l’école. Rien ne m’angoissait plus que de parler en public lorsque j’étais adolescent.
La réalité, c’est que mes faiblesses ont été ma plus grande force. Elles ont permis à Dieu d’utiliser une personne qui ne semblait pas être faite pour cette tâche. Je ne l’affirme pas par fausse humilité, mais parce que je me connais.

Quelle figure biblique vous inspire?
Jésus, son amour et sa grâce, ses paroles parfois dures et son autorité m’inspirent. Et Elisée, qui a eu un puissant ministère tout en vivant humblement au service d’Elie.

Croyez-vous qu’un réveil est possible?
Le réveil est là. La moisson est prête. Si on prêche l’Evangile, les gens se convertissent. Plus on s’approche de la fin, plus les ténèbres seront sombres, plus le besoin de lumière sera important. Les gens ont besoin de Dieu. Le réveil ne relève pas d’une formule, mais de la prédication de l’Evangile.

Propos recueillis par Christian Willi

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