Cette année, je profite des vacances pour oser le changement

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Prendre du temps pour se remettre en question pendant les vacances, voilà de quoi rafraîchir sa foi! Pistes concrètes et encouragements dans ce dossier. Perspectives.

Et si l’été était l’occasion de prendre du temps à part pour réfléchir, se reconnecter à Dieu et amorcer un changement? Pourquoi ne pas mettre à profit cette période pour relever des défis et mettre en place de nouvelles habitudes?

Un temps pour écouter
«L’été et le soleil nous mettent généralement de bonne humeur et nous prédisposent à réfléchir», assure Charles-André Geiser, ancien pasteur et journaliste originaire du canton de Neuchâtel. «C’est une période favorable pour s’arrêter, se placer à l’écart de certaines choses, de certaines obligations, pour se mettre à l’écoute de ce que Dieu veut dans nos vies.»
Selon lui, la prière, par exemple, est trop souvent vécue comme un monologue. Le retraité souligne l’importance «de prendre le temps d’écouter notre Dieu vivant, qui ne nous impose pas sa présence mais la propose». Et l’été (et/ou les vacances) est la période idéale pour le faire. «Il s’agit de remettre le train sur les rails», déclare Charles-André Geiser.
Une métaphore ferroviaire que partage Didier Arnaud, pasteur des Assemblées de Dieu (ADD) à Agen dans le sud-ouest de la France. Pour lui, un temps dédié à la réflexion et à l’écoute de Dieu entraîne le chrétien à avancer sur les deux rails: «Etre agréable à Dieu et être utile à Dieu.»

Un temps pour réfléchir
«Nous sommes de plus en plus accaparés par le travail et les occupations. Nous avons besoin de secouer nos habitudes pour prendre le temps. Nous sommes dans une société qui agit beaucoup, or notre action se nourrira du temps passé dans la présence de Dieu. C’est pourquoi, pour prendre le temps de la réflexion, il faut faire de nos vacances de vraies vacances», suggère Didier Arnaud.
L’été peut être une opportunité pour revenir à des choses essentielles, propose Charles-André Geiser: «Dieu attend de ses enfants que notre vie ait un sens.»
Pour lui, il est indispensable de réfléchir régulièrement à ses priorités. Quel est mon usage du temps, quelle est ma relation avec Dieu, avec les autres? «Je ne cherche plus la rentabilité ou le rendement, car cela peut être un piège», témoigne le Neuchâtelois. L’entraînement de course à pied est pour lui un moment favorable pour réfléchir et méditer. «C’est l’occasion de prier et de m’émerveiller.» Pour d’autres, ces moments peuvent être une marche, un temps dans la nature ou seul dans sa chambre.

Un temps pour méditer
«L’enjeu est de trouver les moyens qui nous mettent au contact de Dieu: contemplation de la nature, musique, relation profonde avec d’autres chrétiens», souligne l’évangéliste Alain Stamp. «La pratique du silence, nous effraie», constate-il. «Le silence et l’écoute, ça s’apprend, c’est une discipline.»
Pour le président de France Evangélisation, la méditation est essentielle dans une vie chrétienne. Contrairement aux religions orientales, «on ne médite pas et on ne fait pas silence pour s’élever vers Dieu. Il est venu à nous. Mais nous avons besoin de faire silence pour l’écouter.» Et cela bien sûr, ne se limite pas à l’été.

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Un temps pour changer
«Ce qui m’encourage c’est le temps que Jésus prenait dans la solitude», poursuit Alain Stamp. Une disposition qui précède le changement: «Dans l’écoute et le silence, le Saint-Esprit nous indiquera comment changer.» L’évangéliste rappelle la situation d’Elie, qui a entendu Dieu dans un «bruissement léger». «Cette question du silence fait partie des disciplines, une notion abandonnée dans nos milieux évangéliques, dans les derniers temps. Je crois qu’on doit redécouvrir les disciplines spirituelles pour être transformés à l’image de Christ», encourage Alain Stamp.
«Du début à la fin, le message de la Bible nous pousse à changer, si on est honnête», rappelle Charles-André Geiser. Il note que le mot conversion, «qui est un changement», revient 54 fois dans la Bible. «Si Dieu nous incite à changer, ce n’est que pour notre bien, pour nous amener à une vie intérieure plus heureuse, plus positive.»

Un temps pour progresser
Le temps de la réflexion, c’est aussi l’occasion de faire le point sur sa vie, ses engagements. «C’est utile de prendre le temps pour regarder en arrière et voir les progrès que nous avons faits», propose Didier Arnaud. «Je peux me réjouir de voir comment j’ai avancé, j’ai progressé, et ai même eu des échecs, car je m’aperçois que Dieu est et a toujours été avec moi.» Le pasteur pentecôtiste déplore néanmoins le fait que le chrétien se contente souvent du «beaucoup qu’il a déjà» alors «qu’il faut sans cesse avancer».
L’Agenais est encouragé en cela par le verset de Rom. 12, 2: «Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.» «Bon, agréable, parfait: on voit bien qu’il y a une progression», indique le pasteur. Cette progression n’est pas le fruit d’une réflexion humaine mais d’une «intelligence spirituelle au contact de Dieu», assure Didier Arnaud. «La réflexion n’est pas forcément une démarche intellectuelle, mais davantage comme une image qui réfléchit sur un miroir. En contact avec Dieu, il va réfléchir sur nous.»

David Métreau

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