Pour une présence divine intensifiée

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Plus habituée à accueillir des concerts ou des manifestations sportives, l’Arena de Genève recevait du 30 mai au 1er juin la Conférence de guérison de l’Association internationale des ministères de guérison (AIMG). Jusqu’à 3000 personnes étaient présentes simultanément pendant ce week-end pour «entendre l’Evangile», «adorer Dieu» et «voir ou recevoir la guérison», déclare Werner Lehmann, responsable principal du mouvement apostolique d’Oron-la-Ville et membre de l’équipe de l’AIMG. «Nous l’appelons la conférence “Présence” car nous cherchons une présence de Dieu intensifiée», souligne le pasteur retraité.

«L’AIMG Suisse a rendu ses lettres de noblesse à des mots forts de sens: salut, délivrance et guérison», déclare, enthousiaste, le pasteur français Carlos Payan, un des orateurs. «On se permet des choses qu’on ne se permet plus dans nos assemblées: sourire, crier de joie, lever les mains. Tout cela avec le désir de faire corps ensemble.» Pour lui, la louange est assez centrale dans ces conférences de guérison. «Elle permet de dilater les cœurs et d’unifier. La louange c’est la première prédication.» Et qu’en est-il de la guérison? «Il y a eu beaucoup de guérisons. Certains les comptent. Ce n’est pas dans ma culture», affirme Carlos Payan. «J’ai senti qu’il s’est passé quelque chose: c’est certain, il y a eu des guérisons. C’est quelque chose de jubilatoire.» «Il y a eu des guérisons physiques et des conversions», assure aussi Werner Lehmann. «Mais tous les malades n’ont pas été guéris. Ce n’est pas nous qui guérissons, c’est Dieu. Et il agit selon sa volonté.»

En Suisse, c’était la première fois que la conférence de guérison faisait la part belle aux orateurs catholiques, avec notamment une allocution de Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg le 31 mai. «Cela nous a valu et nous vaut des critiques», reconnaît Werner Lehmann. «Mais il faut différencier une rencontre comme celles de l’AIMG et une Eglise locale. Nous avons des désaccords théologiques évidents avec les catholiques, qui nous empêchent d’être dans la même Eglise locale. Il y a toute une histoire douloureuse derrière nous, avec des persécutions, nous ne l’oublions pas. Mais il me semble que nous pouvons prier et louer ensemble! Partager la joie du Christ ensemble», exhorte Werner Lehmann. Si la conférence de guérison réunissait en premier lieu des personnes de tendance charismatique - dont beaucoup de catholiques - les participants venaient de «tous les horizons, réformés, assemblées de frères, etc.», note le cadre de l’AIMG. Tous étaient attirés par la prédication de l’Evangile et les prières de guérison.

David Métreau

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