La générosité, si facile à adopter

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Un parcours de 24 heures propose désormais de repenser notre rapport à la générosité.

La générosité s’apprend. Face au recul des dons de la fin des années 90, quatre amis se sont intéressés à la motivation des grands mécènes chrétiens outre-Atlantique. Dans la foulée, ils ont lancé le Generosity Path, Parcours de la générosité. Depuis, l’idée s’est répandue dans le monde entier. En Suisse aussi, il est désormais possible d’apprendre la générosité, en 24 heures chrono.

24 heures pour mieux donner
Sarah et Christian Graber ont été invités par un ami à participer au Parcours de la générosité. «Nous étions une douzaine de convives, y compris notre hôte, dans le magnifique hôtel cinq étoiles Lenkerhof à la Lenk.» Au programme de cette rencontre d’une journée - du vendredi midi au samedi midi - ils ont été exposés à des témoignages et des échanges sur des expériences de générosité, dans une convivialité feutrée.
Pour le gestionnaire de fortune, le parcours de la générosité a permis une nouvelle compréhension de la libéralité. «A aucun moment on nous a présenté des projets à financer. Là n’était pas l’objectif», se réjouit-il.
Sans vouloir tout dévoiler du contenu de ce parcours, Christian Graber raconte qu’il a réalisé que l’enjeu n’était pas la dîme ou l’offrande, mais «le changement que je peux apporter par une générosité simple». Les témoins qui ont partagé leur expérience de générosité lors de différentes séquences vidéo l’ont inspiré. Ainsi, le propriétaire d’une chaîne de magasins de jouets en Angleterre a découvert la générosité grâce à son épouse. Depuis, il double les dons de ses nombreux employés et propose aux clients de ses 120 points de vente d’ajouter quelques cents ou pounds pour une bonne cause, lorsqu’ils paient leurs achats.
Mais la générosité ne concerne pas que les riches: en Inde, en 1910, les femmes d’une Eglise ont commencé à mettre une poignée de riz de côté chaque fois qu’elles cuisinaient, pour le revendre et financer la construction d’Eglises. Aujourd’hui, cette tradition se perpétue. Chaque année, 1,3 million de dollars sont récoltés. «Ils peuvent ainsi financer le développement d’Eglises sans appel de fonds», analyse Christian Graber.

La générosité fait du bien
Cela fait déjà plusieurs mois que Christian Graber a suivi ce parcours de la générosité. «Pour moi, c’est devenu un style de vie. J’ai décidé d’être généreux au quotidien. En payant un café lorsque je mange un repas avec des collègues au restaurant. Ou en soutenant de bon cœur certains projets.» Ce qui a le plus surpris le financier, c’est le bien-être que procure la générosité. «J’ai découvert qu’en semant la générosité, non seulement cela faisait du bien au cœur, mais en plus, on récolte soi-même de la générosité.»
Paul Lenoir, responsable du Parcours de la générosité pour la Suisse, se réjouit du témoignage de Christian Graber. Comme le disait le réformateur Luther avant lui, il y a trois conversions. Celle du cœur, de l’intelligence et des finances. Christian Graber a expérimenté pour son plus grand bonheur la troisième aussi.

Christian Willi

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