La théologie répond aux besoins existentiels

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«La vie bonne»: tel était le thème des journées d’études pour le renouvellement théologique et social du 12 au 15 juin à l’université de Fribourg. Le public, majoritairement composé d’étudiants et de théologiens était venu nombreux pour écouter les échanges de haut vol entre des orateurs dont le théologien d’origine croate Miroslav Volf. Enseignant à la prestigieuse université de Yale et proche des milieux évangéliques, il entend mettre la théologie «au défi de retrouver sa véritable vocation». Selon lui, cette dernière est de donner au monde des perspectives fondamentales répondant aux besoins existentiels de l’être l’humain.

Tout cela doit lui permettre de «tendre vers une vie bonne» dans sa relation à Dieu et aux autres. «Cette vie en abondance est nourrie de l’intérieur dans une relation d’amour et de confiance en Dieu, puis se développe sur trois grands trois axes que sont la justice, la paix et la joie», développe le théologien. Le talk du 13 juin au soir réunissait les trois orateurs principaux dans un réflexion portée sur le regard. Miroslav Volf a évoqué le regard plein d’amour de Jésus sur la femme qui répand un parfum sur ses pieds. «Tu vois cette femme?» dit-il à Simon.

«Dieu voit et entend le monde aussi à travers chacun et il s’en réjouit. Il pleure aussi sans doute parfois», déclare encore le théologien. Le sociologue Hartmund Rosa, lui, décortique les liens sociaux créés par les regards portés ou reçus, tandis que le cinéaste Wim Wenders partage son expérience quant à la manière de regarder et de se faire traducteur d’une réalité, citant Buber: «Tu existes à travers moi.»

Nathania Clark

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