La moisson pour passion

image: La moisson pour passion
© DR

Daniel Liechti est professeur d’évangélisation et d’implantation d’Eglises à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine et directeur du développement au sein de l’union d’Eglises Perspectives. Entretien.

Quel a été votre premier contact avec Dieu?
J’ai eu le privilège de grandir dans un foyer chrétien, avec des parents croyants qui avaient une foi paisible et une vraie confiance en Dieu dans les épreuves. Je n’avais pas de doute quant à l’existence de Dieu, mais je peux dire que je le saluais de loin. Je n’avais pas fait de démarche pour mieux le connaître. J’avais besoin d’indépendance et peut-être une fierté mal placée.

Dans quelles circonstances avez-vous donné votre vie à Jésus?
Dans le cadre de cette éducation chrétienne et de la participation à la vie de l’Eglise, la coutume était de participer à seize ans à un camp de fin de catéchisme de quinze jours. J’y suis allé avec intérêt. C’était pour moi l’occasion de bien réfléchir à ma foi et prendre une décision. Je me suis converti pendant ce camp, en étudiant la Bible, en priant, en discutant avec les responsables. L’effet a été surprenant: j’ai vécu une conversion assez radicale et j’ai compris immédiatement que ma vie allait avoir un nouveau sens, une nouvelle orientation. J’avais désormais un nouveau but et une nouvelle vision du monde.

Qu’est-ce qui vous a encouragé à vous engager dans l’implantation d’Eglises en France?
Après ma conversion, j’ai d’abord eu le souci de m’engager auprès d’autres jeunes, ce qui m’a donné soif de me former théologiquement. Mes trois années dans un institut biblique ont confirmé mon intérêt pour la mission. En travaillant une année avec Jeunesse pour Christ à Valence, je me suis rendu compte qu’il y avait de grands besoins dans des régions de France avec peu de présence évangélique. Il fallait faire un travail durable pour évangéliser et former des disciples. Jeunes mariés, avec mon épouse nous nous sommes volontairement installés dans la Somme, une région où il y avait peu d’Eglises. J’ai d’abord eu une vision du travail à faire pour une ville, puis au niveau départemental, régional et enfin national. L’union d’Eglises France Mission (aujourd’hui Perspectives) m’a contacté pour intégrer l’équipe de direction, ce que j’ai fait.

Quelles personnes vous ont marqué dans votre itinéraire spirituel?
Ma grand-mère maternelle a été la personne clé de mon enfance et de ma jeunesse avant et après ma conversion. J’étais très proche d’elle. Elle était très originale, joyeuse et avec un cœur pour Jésus. Je suis aussi très redevable envers les professeurs de mes instituts et facultés de théologie, en Suisse, France et Allemagne.

A quelle scène biblique auriez-vous aimé assister?
Au risque de passer pour un fanatique de la mission, j’aurais aimé assister aux événements décrits dans Actes 13 et à l’envoi de Paul et Barnabas. Cet envoi d’implanteurs, même si le mot n’était pas utilisé, me fascine. C’est le début d’une grande réalisation: faire des disciples parmi les nations, les rassembler pour former des Eglises, et poursuivre cette œuvre ailleurs.

Propos recueillis par David Métreau

Je m'abonne à Just 4U | Achat au N° | Autres articles de ce N°