Il y avait seulement 1% de chance

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Emma Demaude (en haut à droite)voulait prolonger un séjour au Japon et s’y former à l’école biblique. Les finances se présentaient toutefois comme une montagne insurmontable. Sauf que Dieu était dans le coup.

Depuis l’âge de cinq ans, Emma Demaude, étudiante belge de vingt-et-un ans ressent une envie de servir Dieu dans les pays asiatiques. Depuis ses dix ans, elle sait dans son cœur que ce sera au Japon. Un «appel» qui l’a conduite à s’y rendre l’année dernière pour suivre des études bibliques à Nagoya.

Un défi financier immense
«Je sentais que le Saint-Esprit me poussait à poursuivre mes études et faire une deuxième année là-bas. Mais je ne savais pas comment faire pour financer cela», confie-t-elle. La réaction de son père fut dans un premier temps négative: avec quel argent payer ces études? Et l’hébergement? Il encourage néanmoins sa fille à en parler avec leur pasteur en Belgique. Ce dernier confie à Emma: «Il y a 99% de chance que tu ne puisses retourner là-bas et 1% de chances que Dieu rende cela possible», insistant sur l’enjeu financier que représenterait cette année d’études supplémentaire pour les parents. «Dieu doit t’ouvrir les portes s’il le veut», avait-il déclaré.
«J’ai d’abord eu le cœur brisé», témoigne Emma Demaude. «Puis j’ai changé ma façon de prier. J’ai demandé à Dieu qu’il ouvre les portes et qu’il fasse sa volonté». Entre les frais de scolarité de 3500 euros à l’année, le billet d’avion, le loyer et la nourriture dans une mégapole japonaise, la somme à débourser pouvait représenter une montagne pour la jeune femme. Pourtant elle «garde la paix».

Une première réponse
Quelques mois passent. La fille du pasteur principal de l’Eglise de Nagoya, au courant de la situation, demande à son père s’il a envie d’aider Emma pour son visa. Non seulement il est prêt à appuyer une éventuelle demande de prolongation de visa, mais aussi à lui trouver un travail dans le restaurant de l’Eglise, un logement moins cher et lui propose de ne payer que la moitié des frais de scolarité. «C’était une porte ouverte de la part de Dieu», s’exclame la jeune femme qui n’est pas au bout de ses découvertes.
Revenue en Belgique au mois de juillet, elle reçoit un appel téléphonique du Japon qui lui annonce qu’elle n’aura plus de frais à payer, son Eglise japonaise souhaitant la soutenir, touchée par son cœur pour le pays. La montagne n’était plus qu’une colline. «C’était incroyable».
A peine quelques jours plus tard, lors d’un repas chez un ami pasteur, alors qu’elle raconte ce «miracle», celui-ci la coupe. «Attends, je crois que Dieu est en train de me dire quelque chose». Le matin même, à la sortie du culte, un couple d’étrangers lui avait laissé une enveloppe avec une grosse somme d’argent, et il ne savait pas quoi en faire. «Cet argent est pour toi», déclare-t-il à Emma. La somme correspond exactement au prix du billet d’avion. Touché par un message publié sur Facebook par le père d’Emma relatant ces péripéties, et témoignant de la grandeur de Dieu, un couple d’amis décide à leur tour de faire un don à la jeune femme. Cette somme couvre cette fois-ci ses besoins pour son premier mois au Japon, avant de commencer son travail. Grande est sa reconnaissance!
«C’était bizarre, je n’en étais même pas étonnée. Je n’avais pas eu peur: est-ce qu’il va pourvoir ou pas? Dieu m’a donné sa paix. Une paix qui ne vient pas de moi, une paix surnaturelle», assure Emma Demaude. L’étudiante a compris qu’il ne servait à rien de stresser et de vouloir contrôler les choses. Pour elle, la porte est désormais «grande ouverte» et le sentier aplani. «J’ai appris à lâcher prise, et à laisser Dieu prendre le contrôle. Je lui ai dit: “je ne veux pas me battre et pas aller contre tes plans. Par moi-même rien ne serait possible, mais à toi, rien ne t’est impossible”.»

Les portes grands ouvertes
Pour la jeune femme, cette succession d’événements ne fait que confirmer la confiance qu’elle a en Dieu. «Il répond à tous mes besoins». C’est aussi pour elle la confirmation qu’elle a une mission à accomplir au Japon. «Depuis le début, toutes les portes se sont ouvertes pour j’aille dans cette Eglise à Nagoya, en particulier, et que cela coïncide avec le début de leurs cours bibliques.» Même dans sa maladie grave qui a retardé son premier séjour de deux ans, Emma voit l’action de Dieu. «Si j’étais venue au Japon deux ans avant, je n’aurais pas pu suivre de cours ici, car il n’y a en avait pas, je n’aurais pas rencontrés tous ces amis». La jeune femme le répète, «Tout est possible à Dieu».

David Métreau

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