Femmes d'affaires: leurs passions, leur foi, leurs valeurs

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Elle ont lancé leurs entreprises dans les domaines de la communication, des arts ou de la presse. Portraits Dossier: Entrepreneurs Photo: De gauche à droite: Audrey Pottiez-Reynard, Aminata Badiaga, Angélique Siar

L'éthique d'abord
C’était au départ pour «apporter de la qualité dans le milieu chrétien afin que le message soit compréhensible auprès du grand public» qu’Audrey Pottiez-Reynard, 36 ans, a lancé son enseigne Impulsion-La foi d’entreprendre en 2013. Spécialisée dans le conseil, la formation en communication et l’accompagnement de projets, cette structure a pour but d’accompagner les «porteurs de projets pour qu’ils puissent avoir un impact dans la société», déclare la trentenaire installée en Guadeloupe.
Elle assume pleinement la dimension chrétienne de son travail: «Je crois que lorsqu’on entreprend avec Dieu, le but ultime n’est pas de trouver des fonds – ce qui restera toujours un moyen et non un but en soi – mais d’apporter une solution aux clients et de rester ferme sur la façon de diriger et de gérer avec une éthique juste, intègre et sans compromis.»
Pour Audrey Pottiez-Reynard, dans les affaires, «des petits arrangements et des compromis sur des détails nous sont vite proposés. C’est là où nous devons agir différemment». Elle souhaite «briller et amener l’espoir» en libérant les gens dans leurs potentiels.

Une école de danse solidaire
Danseuse, chorégraphe et professeure de danse de renommée internationale, spécialisée dans le hip-hop, Aminata Badiaga a fondé à Paris en 2016 sa propre école de danse: l’Ecole Ambassadeur d’espérance. Inspirée par des valeurs chrétiennes de solidarité et de don de soi, l’artiste, avec une équipe d’une demi-douzaine d’autres professeurs, entend rendre «hommage à la persévérance et au courage». «Mon metier et mes engagements me permettent de communiquer et partager l'amour de Dieu.»
Le business est comme un champ missionnaire pour l’entrepreneure qui propose à ses élèves «de danser pour un but». En effet, pour chaque cours payé, une part est reversée à un projet humanitaire.

Encourager les femmes à allaiter
Angélique Siar, mère de quatre enfants a fondé Hot milk, un magazine spécialisé dans l’allaitement maternel. Journaliste scientifique de formation, la Marseillaise a décidé il y a quatre ans de tenter l’aventure entrepreneuriale après avoir constaté le manque d’informations disponibles pour les mamans souhaitant allaiter leurs enfants. Depuis, elle dirige la rédaction d’un trimestriel, composée d’une dizaine de collaborateurs réguliers et d’une centaine de contributeurs ponctuels. «J’essaie de rester à l’écoute de ce que me dit Dieu, dans les prises de décisions, dans ma façon d’animer les réunions.»
Son plus grand défi? Porter le projet, le faire vivre jusqu’au bout. A l’heure actuelle, le magazine est distribué dans des cabinets médicaux et dans plus de 20% des maternités françaises. «On peut être mère de famille nombreuse et dirigeante d’entreprise. Tout est possible, c’est juste une question d’organisation», assure-t-elle.
Prenant exemple sur sa propre expérience, Angélique Siar l’affirme: «Lancer son entreprise, c’est aussi souvent répondre à un besoin social. Je suis convaincue que l’allaitement est le plan de Dieu pour la femme. C’est lui qui m’a éclairée pour en arriver là.» 

David Métreau

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