Rien ne stoppe Bethany Hamilton

image: Rien ne stoppe Bethany Hamilton
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La surfeuse américaine a survécu à une attaque de requin à l’âge de 13 ans. Sa foi l’a portée dans cette épreuve où elle a perdu un bras.

Sans peur
Née sur une île de l’archipel d’Hawaï dans une famille de surfeurs, Bethany Hamilton pratique le surf depuis l’âge de 5 ans. Mais le 31 octobre 2003, sa vie bascule: allongée sur sa planche, en plein océan, l’ado de 13 ans se fait soudain happer le bras par un requin-tigre. Le père de sa copine, présent sur les lieux, fabrique un garrot de fortune et appelle les secours. Malgré la perte de 60% de son sang, la jeune fille survit aux interventions. Et un mois seulement plus tard, la voilà décidée à de nouveau affronter les vagues: «Lorsque je me suis mis en tête que j’allais reprendre le surf, plus rien ni personne ne pouvait m’en empêcher!» Dès janvier 2004, elle se remet à concourir. En 2007, elle devient pro.

Unstoppable
Unstoppable (qui signifie «inarrêtable» ou «invincible»), c’est le nom du documentaire sorti en avril dernier sur Bethany Hamilton. Tourné pendant cinq ans, on la voit surfer dans les spots mythiques dont Jaws («mâchoires»), l’une des plus grosses vagues du monde qui s’élève jusqu’à vingt-quatre mètres de haut et atteint quarante-huit kilomètres par heure. Mais dans le film, on voit aussi la championne changer la couche de son bébé à l’aide de son pied, car elle ne dispose que d’un seul bras. L’idée n’est pas seulement de montrer les exploits de la surfeuse mais aussi ses défis. Car seule une personne ayant rencontré -et surmonté- des obstacles peut se déclarer «inarrêtable».

Regard des autres Bethany Hamilton n’a jamais cherché à cacher son épaule cicatrisée et porte volontiers des robes sans manches. A-t-elle souffert du regard des autres? «Non, mes amis savaient ce qui s’était passé». Et les inconnus dans la rue? «J’ai remarqué que j’ai moi-même du mal à ne pas regarder ceux qui sortent de l’ordinaire. Du coup, je me dis que c’est normal qu’on fixe mon épaule.» Et pour encourager celles qui ressentiraient plus de gêne qu’elle, la surfeuse organise depuis cinq ans des week-ends pour les amputées. Le nom de ces retraites? Beautifully flawed («magnifiquement défectueuse»).

Foi Elle rêvait depuis l’âge de 8 ans de devenir surfeuse professionnelle. Bethany Hamilton a-t-elle été en colère à l’époque avec Dieu d’avoir permis le drame? «On lisait la Bible tous les jours dans ma famille. Je savais que Dieu avait un plan pour moi, même si je ne le comprenais pas.» Elle ajoute: «Heureusement que j’avais cette foi pour me porter.» Et son talent de surfeuse à un bras, elle est persuadée qu’elle l’a reçu de Dieu, mais tient à préciser: «C’est seulement lorsque je m’engage avec et pour Dieu que rien ne peut plus m'arrêter.»

Par Rachel Gamper, rachel@just4u.org

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